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16/12/2012

L’imagination noire sur blanc de Soro sur le massacre des familles des gendarmes à Bouaké en 2002…

Soro écrit en 2005 dans un livre de propagande à destination des imbéciles (page 108) :

Il a d'abord été question de gendarmes abattus en octobre 2002 à Bouaké. Même si à l'époque des faits, je ne m'étais pas encore échappé d'Abidjan, j'affirme nettement que la relation des faits est inexacte. En réalité, certains gendarmes se sont rendus dès notre arrivée. Bien loin de les exécuter expéditivement, nous les avons présentés publiquement à la presse internationale. Certains ont été libérés tout de suite, d'autres ont rejoint nos rangs. Un troisième groupe, en revanche, a réussi malgré nos gardes à s'emparer d'armes pour reprendre le combat au moment où nos positions étaient attaqués par le sud. C'est parmi ceux-là qu'il faut déplorer des victimes.

Voici l'article d'Amnesty International : http://www.amnesty.org/fr/library/asset/AFR31/007/2003/fr...

À Bouaké, le 6 octobre 2002, une soixantaine de gendarmes accompagnés d’une cinquantaine de leurs enfants… ont été arrêtés dans leur caserne par des éléments armés du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI)… «2 hommes sont entrés, un Dozo et un autre en tenue militaire. Ils sont restés sur le seuil de la porte d’entrée et nous ont lancé des menaces agressives. Puis soudain, contre toute attente, le Dozo a envoyé une rafale de kalashnikov touchant tous ceux qui étaient devant lui. Certains détenus étaient assis, d’autres couchés par terre, beaucoup ont été touchés. J’ai pu en réchapper parce que j’étais adossé au robinet qui se trouve près des WC, dans le coin gauche de la prison, j’étais donc hors de portée destirs. Puis ils ont fermé la porte et sont repartis.» Les détenus ont alors compris que ces hommes en armes allaient revenir et chacun a tenté de trouver désespérément une cachette, dans ce petit espace clos. Une demi-heure plus tard, un deuxième groupe d’hommes armés a ouvert la porte de la prison. L’un des survivants a raconté à Amnesty International : «Je me suis caché dans une des cellules du fond, d’autres plus agiles sont montés sous la toiture. Une demi-heure plus tard, des hommes armés sont entrés et ont continué à tirer de manière aveugle sur nous. J’ai entendu des enfants qui criaient : “Nous ne sommes pas gendarmes, ne nous tuez pas !”» Vers 22 heures, un troisième groupe est entré et l’un des hommes a crié: «Tuez-les tous». Alors l’un des membres du groupe est entré dans l’enceinte de la prison en enjambant les corps des personnes tuées et blessées qui gisaient dans la cour. Un témoin a raconté à Amnesty International l’arrivée de cet homme en armes près de lui : «J’étais caché dans la cellule de gauche et le mur nous protégeait des tirs mais l’un des “mutins” s’est approché de nous et a jeté un coup d’œil dans notre cellule en disant : “Putain, ils sont encore beaucoup ici”. Il a arrosé la chambre de balles, puis il a pris un autre chargeur et a tiré sans distinction. Quand il est parti, je me suis grimé de sang et je me suis caché sous un cadavre pour me protéger.»

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