topblog Ivoire blogs

28/01/2013

Pourquoi je suis devenu un rebelle: La légitimation de la violence

"Des intellectuels[1] se sont faits les chantres de "l'ivoirité", version tropicale de la préférence nationale. Pour les promoteurs de cette pensée nauséabonde[2], il s'agissait de faire des immigrés le bouc émissaire de leurs malheurs, de disqualifier[3] une large partie des habitants de Côte d'Ivoire du jeu politique[4]. Et comme les Burkinabés et les Maliens ne suffisaient pas à assouvir leur soif de haine[5], c'est jusqu'à leurs concitoyens du Nord que s'est étendue leur vindicte[6]."

[1] Parmi les intellectuels qui se sont faits les chantres de l'ivoirité, il y a en première place… Le directeur général du quotidien de propagande du pouvoir Venance Konan qui a été récompensé par Alassane Ouattara pour service rendu. Journaliste et écrivain, Venance Konan a publié en 2003 un roman autobiographique "Les Prisonniers de la haine".

[2] Est-ce vraiment Soro qui a écrit cela? Ce n'est pas son vocabulaire… "Bouh le raciste, il pue! Y a qu'le grand Babu [ADO] qui sent l'eau de Cologne!"

[3] Confirmation : on dirait vraiment les mots d'un cabinet de communication spécialiste en destruction de réputation! L'argent de la vénale Dominique serait passée par là…

[4] Soit il parle de Mamadou Koulibaly, soit il ne parle que d'ADO! Mais concernant sa personne, nous sommes rassurés : Ecrit mi-2005, il devient Premier Minitre de Gbagbo le 4 avril 2007. De plus quand on réalise aujourd'hui le nombre de ressortissants du nord qui sont députés et/ou maires de circonscriptions/communes du sud, de l'exclusion du FPI, LIDER et tout ce qui n'est pas RHDP, on prend conscience du décalage avec la réalité de cette phrase.

[5] Connaissez-vous l'expression "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage"? [Tout prétexte est bon lorsque l'on veut éliminer quelqu'un.] Quelles conséquences a ce discours sur un dozo illettré et facilement manipulable?

[6] Rien dans ce paragraphe n'est justifié; aucune citation, aucun fait… La présence de Mamadou Koulibaly comme numéro 2 de l'appareil politique Ivoirien contredit le propos. Et pour cause : Le but de cette opération de communication est de faire porter à Gbagbo le chapeau du monstre que Bédié et le PDCI ont créé… Pourquoi? Bédié est disqualifié en raison de son âge et  de son impopularité. Gbagbo est au pouvoir et populaire : Tout ce cinéma sur l'ivoirité n'a pour seul objectif que de prendre sa place.

 

"C'est l'exemple du charnier de Yopougon[1], du nom d'un quartier d'Abidjan[2]. Les coupables de ce massacre, bien que clairement identifiés[3] par le pouvoir, ont bénéficié d'un non-lieu. Ce sont bien sûr les escadrons de la mort[4], qui ressortent nuitamment[5], dès que le pouvoir a besoin d'éliminer quelqu'un[6]."

[1] Sans être dans le déni de la réalité des exactions, ce charnier tombe à pic! Ouattara a tout à y gagner et Gbagbo tout à y perdre. Soro l'instrumentalise…

[2] Yopougon est une commune avec un maire et non un quartier. Comment Soro aurait pu écrire cela? Ce ne serait pas lui l'auteur? Yopougon la commune du zouglou et "des méchants Ivoiriens du Sud-Ouest (Bétés). Ivoiriens que M. Venance Konan avait regroupé d’ailleurs sous le sigle flatteur de BAD".

[3] Si ils sont identifiés, pourquoi après la prise de pouvoir de Ouattara n'entend-on pas parler de justice pour ces criminels? Ils n'existent que sur papier?

[4] Terme marketing! On va chercher qui a déposé le concept pour trouver l'auteur!

[5] Des vampires vous dis-je! Des histoires de monstres pour les enfants et les stupides journalistes Français!

[6] Le meurtre politique est généralisé depuis Papa Houphouët. Ils veulent faire croire que Gbagbo est le seul coupable…

 

"Face à un régime excluant, raciste, violent, une rébellion a éclaté[1]. Occupant très vite tout le nord du pays, les combattants du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) lancent le 19 septembre 2002 une offensive[2] contre le régime de Laurent Gbagbo[3]."

[1] Il s'agit des assassinats prémédités de ministres de la République lors d'attaques surprises qui ressemblent plus à du terrorisme sanguinaire qu'à un coup d'état. Emile Boga Doudou a été tué, Lida Kouassi a échappé de justesse à la mort…

[2] Le but de ces actions de terreur étaient de déclencher une riposte violente et des dérapages dans le camp Gbagbo pour en récolter les fruits. Dominique de Villepin était à l'affut…

[3] Tout le problème de ce discours est que le véritable "chantre" de l'Ivoirité est… le "super" baoulé Henri Konan Bédié, PDCI, qui fit alliance avec Ouattara en 2010.

 

"Des milices tribales[1] sont constituées, armées et entraînées. D'importantes manifestations[2] sont organisées par les partisans de Gbagbo."

[1] Mensonge, propagande. Le MPCI n'est-il pas une milice tribale armée et entraînée?

[2] Déjà l'annonce de fin de la démocratie qui a eu lieu le 11 avril 2011. Interdisons les manifestations! Vive l'autoritarisme!

 

"J'ai rencontré M. Laurent Gbagbo en 1994 Nous étions proches l'un de l'autre. Je crois qu'il m'avait en quelque sorte adopté[1]. Je me rendais régulièrement chez lui, nous partagions le même repas."

[1] Mensonge par omission : Soro avait carrément sa chambre chez Gbagbo. Le frère de Michel… Pourquoi ne s'est-il pas rendu compte du racisme de Gbagbo plus tôt? Soit il est stupide soit c'est du baratin!

 

"Quant à M. Gbagbo, son dérapage vers l'opportunisme[1] et la xénophobie[2] ne date pas d'hier[3]… Ce mysticisme[4] est dangereux, légitimant leurs exactions[5] puisque c'est Dieu qui les mandate."

[1] Pour ce qui est de l'opportunisme, on peut lui faire confiance, il sait de quoi il parle.

[2] Tellement xénophobe qu'il a écrit un livre sur "Soudjata, lion du Manding" et qu'il a fait un gosse à Nady Bamba.

[3] Confirmation : Alors pourquoi et comment dormait-il chez Gbagbo depuis… le milieu des années 90? Le xénophobe qui accueille chez lui le petit nordiste… Quelle contradiction! Il ne se foutrait pas un petit peu de notre gueule?

[4] "Storytelling" de l'évangéliste taré.

[5] Paradoxe : Avec ce baratin, Soro légitime toutes ses exactions et tous ses crimes. A aucun moment il ne prône le dialogue, la légitimité ou le refus de la violence. Un discours à l’opposé des écrits d'un Charles Blé Goudé… En résumé : "J'écris un livre dans lequel j'auto-justifie mes propres exactions par leurs exactions (que j'ai affabulées?) et je vais même jusqu'à inventer leur justification". Il n'y a aucune citation, aucun document, aucune preuve. Tout son discours ne tient que par, dans le meilleur des cas, l'interprétation orientée des faits, et dans le pire, la calomnie pure.

Les commentaires sont fermés.