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31/01/2013

Que sont-ils capable de faire rien que pour l’argent ?

Une relation m’explique que l’objectif des attaques des gendarmeries est de faire croire à la «communauté internationale», celle qui décide et impose aux Ivoiriens ce qui serait bon pour eux, qu’il existe en Côte d’Ivoire une opposition sanguinaire qui menace le pouvoir autoritaire d’ADO dans le but de le justifier et qu’il continue ses exactions et ses trafics sans être inquiété par les bien-pensants qui restent aveugles, sourds et muets.

Je ne comprends pas comment des soldats pourraient tuer leurs propres collègues rien que pour l’argent. Je trouve ça grotesque.

Sauf si ce sont des mercenaires… des abrutis qui se laissent berner avec des promesses débiles (obtenir 5 millions) fabulées par des salauds psychopathes.

J’ai assisté à des funérailles, j’ai vu le corps sans vie, j’ai entendu la douleur de la famille :

- Tu n’as pas remarqué comme le cimetière est «dépeuplé» ?

- Si, je me suis posé la question.

- Les familles ne peuvent pas payer la concession éternellement. Le contenu des cercueils, vêtements, bijoux, est revendu par les voleurs au marché d’Adjamé.

Les biens mal acquis d'Houphouêt

 source : http://ccfd-terresolidaire.org/BMA/img/PDF/BMA_totalBD.pdf (4Mo)

Félix Houphouët-Boigny dirigea la Côte d’Ivoire pendant trente-trois années de 1960 à 1993. Il fut sans doute l’un des chefs d’État les plus riches d’Afrique. R. Baker évalue sa fortune à 7 milliards $. Le Quid, en 1992, un an avant la mort du dictateur ivoirien, l’évaluait à 11 milliards $. Avant son accession au pouvoir, F. Houphouët-Boigny détenait déjà une petite fortune. À la tête de l’État, il a considérablement accru cette fortune par des prélèvements constants sur les ressources du pays, café et cacao. Il ne se cachait pas de son amour pour l’argent. En 1983, il déclarait ainsi : «Les gens s’étonnent que j’aime l’or. C’est parce que je suis né dedans». Le président ivoirien aurait possédé une dizaine de propriétés en région pari- sienne, dont une gentilhommière de style Louis XIV à Soisy-sur-Ecole, l’ancien appartement de Jean Gabin dans le VIIIe arrondissement de Paris, un autre dans le XIe ainsi que sa résidence personnelle, rue Masseran (VIIe), avec un parc de 8 590 m2, évaluée en 1998 à 18,3 millions d’euros. À cela s’ajoutent d’autres propriétés dans la capitale française, si l’on en croit la Lettre du Continent. Il détenait aussi une maison en Suisse, au Chêne Bourg et une propriété en Italie, à Castel Gondolfo. Il possédait aussi des comptes à l’étranger, notamment en Suisse (UBS, SIB, Everlasting). Il avait d’ailleurs déclaré à des enseignants ivoiriens en grève : «Quel est l’homme sérieux dans le monde qui ne place pas une partie de ses biens en Suisse.» Pays qu’il connaissait bien puisqu’il y avait de multiples sociétés immobilières (SI Grand Air, SI Picallpoc, Intercafco) et était actionnaire des bijouteries-horlogeries huppées de Genève, Piaget et Harry Winston. Houphouët-Boigny avait aussi la folie des grandeurs : en 1983, il fit d’un petit village, où il avait grandi au côté de sa grande tante Yamoussou, la capitale administrative de la Côte d’Ivoire, Yamoussoukro. Il y fit construire plusieurs édifices somptueux, l’hôtel de ville, un institut polytechnique, un aéroport international et une basilique qu’il voulut plus grande que Saint-Pierre de Rome, alors qu’il y avait seulement 12% de catholiques en Côte d’Ivoire. Il a toujours affirmé que c’était lui qui offrait cet édifice à la Côte d’Ivoire. Il aurait dépensé 115 millions d’euros pour la réalisation de cette basilique, un des plus grands édifices religieux chrétiens au monde, réalisée par la société française Bouygues entre 1985 et 1990 pour 250 millions d’euros. Malgré ses dépenses somptuaires et son train de vie fastueux, il n’a jamais été inquiété par la justice de son pays, ni par la communauté internationale. En France, où il détenait pourtant la majeure partie de ces biens, personne n’osa critiquer sa fortune. Houphouët aurait longtemps entretenu les hommes et les partis politiques français. Pendant 30 ans, il fut le principal allié de la France en Afrique, s’entourant de nombreux conseillers politiques français comme Guy Nairay, son chef de cabinet de 1960 à 1993. Il nouera avec le Monsieur Afrique de l’Elysée, Jacques Foccart, de véritables liens d’amitié. C’est lui qui, en 1955, utilisa pour la première fois le terme de Françafrique pour définir les bonnes relations du continent africain avec la puissance colonisatrice, dont il était à l’époque député. François-Xavier Verschave et son association, Survie, ont ensuite popularisé le terme pour désigner, au contraire, la nébuleuse des relations occultes entre la France et l’Afrique. Aujourd’hui, la seule bataille autour de la fortune du «Vieux» est celle des héritiers. A sa mort, ne laissant aucun testament, le dictateur aurait confié ses biens à l’État ivoirien par un legs verbal. Une partie de ses héritiers reconnus, réunis autour d’Hélène Houphouët-Boigny, l’une de ses filles, ont donc dû renoncer à la majorité des biens personnels de l’ancien président, mais ont refusé de perdre la propriété de quelques-uns, notamment l’hôtel particulier, rue Masseran et les tableaux de maîtres (Pierre Bonnard, Van Gogh, Bernard Buffet) ainsi que du mobilier qu’il contenait, évalués à 6,6 millions d’euros. Dès juin 1999, d’autres enfants du Vieux confiaient la gestion de la succession à un certain Philippe Rideau, domicilié rue César-Franck, à Paris. Guillaume Houphouët-Boigny aurait eu la charge de gérer les comptes bancaires suisses du Vieux à la SIB et Maître Escher, ceux d’Everlasting et d’UBS. La succession est traitée en France par l’administrateur judiciaire Pierre Zecri et la propriété par l’État ivoirien d’une partie de ces biens a été reconnue en janvier 2007. L’État ivoirien possèderait ainsi, en particulier autour du 102 avenue Raymond Poincaré, siège de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, deux hôtels particuliers dans la rue adjacente (rue Léonard de Vinci), un de 720 m2 sur trois étages loué à peine «10 000 euros par an les 10 premières années» à une société belge avec un bail de 30 ans, l’autre de 500 m2 loué pour 15 ans à l’avocat du président Gbagbo pour un montant dérisoire. Un troisième, boulevard Suchet, serait l’ancien siège des services économiques de l’ambassade. À cela s’ajoutent 10 places de parking, rue Beethoven, et une cave, sans précision de surface, avenue Paul Doumer. Ajoutez à cet état des lieux, deux étages de bureaux à la Défense, aux 12e et 13e étages de la Tour Norma, dont une partie est louée au groupe Total, et 28 places de parking en sous-sol. C’est ce dernier lot que Laurent Gbagbo cherchait à vendre en 2007 pour près de 2 millions d’euros, si l’on en croit la Lettre du Continent. Quant au «château Masseran», l’État ivoirien en a obtenu la propriété alors qu’il n’en avait auparavant qu’un droit d’usage. Déjà en octobre 2000, le Général Gueï, chef de la junte ivoirienne qui avait accédé au pouvoir à la suite d’un coup d’État en décembre 1999, déclarait vouloir faire de «ce splendide hôtel particulier une vitrine de la Côte d’Ivoire en France.» Le président Laurent Gbagbo a mis à exécution ce projet, décidant d’en faire la résidence du chef de l’État ivoirien à Paris. Il a demandé à la Maison Osenat de mettre en vente, le 29 juin 2008 à Fontainebleau, les somptueuses collections d’œuvres d’art qui meublaient ce palace. Ce sont des meubles Louis XV et Louis XVI et plus de cent objets d’art qui ont été mis en vente, dont des tentures ayant appartenu à Marie-Antoinette et des tableaux de Renoir (dont l’un estimé à 2,2 millions d’euros), Bonnard ou encore Vlaminck... Les recettes de cette vente devraient servir à restaurer l’hôtel particulier, à moins qu’elles ne servent aussi à acheter de nouveaux appartements à Paris pour les diplomates ivoiriens. La fille du président défunt, Hélène Houphouët-Boigny, en est aujourd’hui pour ses frais, elle qui demandait en octobre 2007 au président Gbagbo un dédommagement du fait de cette «spoliation». Elle se bat de longue date contre le régime en place et une partie de sa famille (les autres cohéritiers étant Augustin, François, Guillaume, Marie et Olivier) pour le règlement de la succession. Elle cherche notamment à comprendre quelques étranges disparitions, à l’image du projet de construction de l’hôpital Saint-Joseph-Moscati à Yamoussoukro, promesse d’Houphouët au pape Jean-Paul II. Pour le financer, les maisons Christie’s et Sotheby’s ont procédé en novembre 1993 à New York, soit un mois avant le décès du Vieux, à une vente aux enchères de toiles de maître, qui a rapporté au bas mot 40 millions de dollars. Quinze ans plus tard, il n’y a guère que la première pierre de l’hôpital qui ait été posée. Reste qu’Hélène Houphouët-Boigny n’est pas du genre à baisser les bras. En janvier 2009, son avocate Isabelle Coutant-Peyre a lancé depuis Paris une «sommation interpellative» en Côte d’Ivoire pour avoir des nouvelles de cette succession, jamais bouclée.

30/01/2013

Les biens mal acquis d'Henri Konan Bédié

source : http://ccfd-terresolidaire.org/BMA/img/PDF/BMA_totalBD.pdf (4Mo)

Le successeur d’Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié, dont la fortune était estimée par le Quid, en 1992, à 2,5 milliards de francs français (380 millions d’euros) alors qu’il n‘était encore que Directeur des douanes sous Houphouët-Boigny, a connu plus d’ennuis. Non pas en France, où il entretenait des relations avec les hommes politiques qui lui offrirent d’ailleurs l’exil quand il fut renversé par le général Gueï en décembre 1999, mais en Suisse, où ses comptes furent gelés le 8 mars 2000 par l’Office fédéral de justice. Ce dernier avait en effet reçu une demande d’entraide judiciaire de la justice ivoirienne pour bloquer les comptes de l’ancien président, qui aurait notamment détourné 24,8 millions $ d’aide européenne à la santé. Seulement 5 à 7 millions de francs suisses furent bloqués dans 9 banques. Depuis, l’entraide judiciaire accordée à la Côte d’Ivoire n’a pas été poursuivie par la Suisse, qui met en cause le manque de volonté politique des autorités ivoiriennes dirigées par le général Gueï, qui n’auraient fourni aucune preuve. Elles avaient pourtant délivré à l’époque un mandat d’arrêt international contre H. K. Bédié, qui résidait alors en France. Il ne fut jamais inquiété par la justice de son pays.

28/01/2013

Pourquoi je suis devenu un rebelle: La légitimation de la violence

"Des intellectuels[1] se sont faits les chantres de "l'ivoirité", version tropicale de la préférence nationale. Pour les promoteurs de cette pensée nauséabonde[2], il s'agissait de faire des immigrés le bouc émissaire de leurs malheurs, de disqualifier[3] une large partie des habitants de Côte d'Ivoire du jeu politique[4]. Et comme les Burkinabés et les Maliens ne suffisaient pas à assouvir leur soif de haine[5], c'est jusqu'à leurs concitoyens du Nord que s'est étendue leur vindicte[6]."

[1] Parmi les intellectuels qui se sont faits les chantres de l'ivoirité, il y a en première place… Le directeur général du quotidien de propagande du pouvoir Venance Konan qui a été récompensé par Alassane Ouattara pour service rendu. Journaliste et écrivain, Venance Konan a publié en 2003 un roman autobiographique "Les Prisonniers de la haine".

[2] Est-ce vraiment Soro qui a écrit cela? Ce n'est pas son vocabulaire… "Bouh le raciste, il pue! Y a qu'le grand Babu [ADO] qui sent l'eau de Cologne!"

[3] Confirmation : on dirait vraiment les mots d'un cabinet de communication spécialiste en destruction de réputation! L'argent de la vénale Dominique serait passée par là…

[4] Soit il parle de Mamadou Koulibaly, soit il ne parle que d'ADO! Mais concernant sa personne, nous sommes rassurés : Ecrit mi-2005, il devient Premier Minitre de Gbagbo le 4 avril 2007. De plus quand on réalise aujourd'hui le nombre de ressortissants du nord qui sont députés et/ou maires de circonscriptions/communes du sud, de l'exclusion du FPI, LIDER et tout ce qui n'est pas RHDP, on prend conscience du décalage avec la réalité de cette phrase.

[5] Connaissez-vous l'expression "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage"? [Tout prétexte est bon lorsque l'on veut éliminer quelqu'un.] Quelles conséquences a ce discours sur un dozo illettré et facilement manipulable?

[6] Rien dans ce paragraphe n'est justifié; aucune citation, aucun fait… La présence de Mamadou Koulibaly comme numéro 2 de l'appareil politique Ivoirien contredit le propos. Et pour cause : Le but de cette opération de communication est de faire porter à Gbagbo le chapeau du monstre que Bédié et le PDCI ont créé… Pourquoi? Bédié est disqualifié en raison de son âge et  de son impopularité. Gbagbo est au pouvoir et populaire : Tout ce cinéma sur l'ivoirité n'a pour seul objectif que de prendre sa place.

 

"C'est l'exemple du charnier de Yopougon[1], du nom d'un quartier d'Abidjan[2]. Les coupables de ce massacre, bien que clairement identifiés[3] par le pouvoir, ont bénéficié d'un non-lieu. Ce sont bien sûr les escadrons de la mort[4], qui ressortent nuitamment[5], dès que le pouvoir a besoin d'éliminer quelqu'un[6]."

[1] Sans être dans le déni de la réalité des exactions, ce charnier tombe à pic! Ouattara a tout à y gagner et Gbagbo tout à y perdre. Soro l'instrumentalise…

[2] Yopougon est une commune avec un maire et non un quartier. Comment Soro aurait pu écrire cela? Ce ne serait pas lui l'auteur? Yopougon la commune du zouglou et "des méchants Ivoiriens du Sud-Ouest (Bétés). Ivoiriens que M. Venance Konan avait regroupé d’ailleurs sous le sigle flatteur de BAD".

[3] Si ils sont identifiés, pourquoi après la prise de pouvoir de Ouattara n'entend-on pas parler de justice pour ces criminels? Ils n'existent que sur papier?

[4] Terme marketing! On va chercher qui a déposé le concept pour trouver l'auteur!

[5] Des vampires vous dis-je! Des histoires de monstres pour les enfants et les stupides journalistes Français!

[6] Le meurtre politique est généralisé depuis Papa Houphouët. Ils veulent faire croire que Gbagbo est le seul coupable…

 

"Face à un régime excluant, raciste, violent, une rébellion a éclaté[1]. Occupant très vite tout le nord du pays, les combattants du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) lancent le 19 septembre 2002 une offensive[2] contre le régime de Laurent Gbagbo[3]."

[1] Il s'agit des assassinats prémédités de ministres de la République lors d'attaques surprises qui ressemblent plus à du terrorisme sanguinaire qu'à un coup d'état. Emile Boga Doudou a été tué, Lida Kouassi a échappé de justesse à la mort…

[2] Le but de ces actions de terreur étaient de déclencher une riposte violente et des dérapages dans le camp Gbagbo pour en récolter les fruits. Dominique de Villepin était à l'affut…

[3] Tout le problème de ce discours est que le véritable "chantre" de l'Ivoirité est… le "super" baoulé Henri Konan Bédié, PDCI, qui fit alliance avec Ouattara en 2010.

 

"Des milices tribales[1] sont constituées, armées et entraînées. D'importantes manifestations[2] sont organisées par les partisans de Gbagbo."

[1] Mensonge, propagande. Le MPCI n'est-il pas une milice tribale armée et entraînée?

[2] Déjà l'annonce de fin de la démocratie qui a eu lieu le 11 avril 2011. Interdisons les manifestations! Vive l'autoritarisme!

 

"J'ai rencontré M. Laurent Gbagbo en 1994 Nous étions proches l'un de l'autre. Je crois qu'il m'avait en quelque sorte adopté[1]. Je me rendais régulièrement chez lui, nous partagions le même repas."

[1] Mensonge par omission : Soro avait carrément sa chambre chez Gbagbo. Le frère de Michel… Pourquoi ne s'est-il pas rendu compte du racisme de Gbagbo plus tôt? Soit il est stupide soit c'est du baratin!

 

"Quant à M. Gbagbo, son dérapage vers l'opportunisme[1] et la xénophobie[2] ne date pas d'hier[3]… Ce mysticisme[4] est dangereux, légitimant leurs exactions[5] puisque c'est Dieu qui les mandate."

[1] Pour ce qui est de l'opportunisme, on peut lui faire confiance, il sait de quoi il parle.

[2] Tellement xénophobe qu'il a écrit un livre sur "Soudjata, lion du Manding" et qu'il a fait un gosse à Nady Bamba.

[3] Confirmation : Alors pourquoi et comment dormait-il chez Gbagbo depuis… le milieu des années 90? Le xénophobe qui accueille chez lui le petit nordiste… Quelle contradiction! Il ne se foutrait pas un petit peu de notre gueule?

[4] "Storytelling" de l'évangéliste taré.

[5] Paradoxe : Avec ce baratin, Soro légitime toutes ses exactions et tous ses crimes. A aucun moment il ne prône le dialogue, la légitimité ou le refus de la violence. Un discours à l’opposé des écrits d'un Charles Blé Goudé… En résumé : "J'écris un livre dans lequel j'auto-justifie mes propres exactions par leurs exactions (que j'ai affabulées?) et je vais même jusqu'à inventer leur justification". Il n'y a aucune citation, aucun document, aucune preuve. Tout son discours ne tient que par, dans le meilleur des cas, l'interprétation orientée des faits, et dans le pire, la calomnie pure.