topblog Ivoire blogs

27/08/2013

Au fond du puit… le mépris

Téhé.png

CÔTE D’IVOIRE “C’EST COMME SI RIEN NE S’ÉTAIT PASSÉ ICI”
UN AN APRÈS L’ATTAQUE DU CAMP DE NAHIBLY, LA JUSTICE SE FAIT TOUJOURS ATTENDRE

Le 11 et 12 octobre 2012, 6 corps ont été retrouvés dans un puits à Togueï. Amnesty International a interrogé des témoins, y compris des proches de plusieurs des personnes disparues suite à l’attaque. Ceux-ci ont affirmé qu’au moins 3 de ces corps avaient été identifiés par des proches comme étant ceux de certains des individus capturés après l’attaque de Nahibly. Les corps ont pu être identifiés en s’appuyant sur les effets personnels des victimes, y compris des vêtements, des bijoux et des pansements. Les 6 corps ont été envoyés à Abidjan pour autopsie.

2 de ces corps seraient ceux de Eric Yéhé Kah et Alain Téhé, dont les cas ont été documentés par Amnesty International dans le rapport de février 2013, La Justice des vainqueurs. Eric Yéhé Kah faisait partie d’un groupe de personnes embarquées de force dans un véhicule des FRCI alors qu’elles s’échappaient du camp de Nahibly. Elles ont été emmenées au poste de commandement des FRCI. Ces personnes ont ensuite été aperçues en sous-vêtements alors qu’elles étaient sorties de force par une petite porte se trouvant à l’arrière du poste des FRCI. Elles ont ensuite été de nouveau embarquées dans un véhicule. Leur sort demeure à ce jour inconnu. Quant à Alain Téhé, il avait été blessé lors de l’attaque de Nahibly et emmené à l’hôpital de Duékoué pour se faire soigner. Des FRCI étaient alors venus l’enlever de force de l’hôpital, et il n’a pas été revu depuis.

Téhé.jpg

Puits où des corps ont été exhumés. © Amnesty International

Les commentaires sont fermés.