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16/09/2013

Koné Katinan, l'audace de la rupture

ADO solutions finales… Eradiquons les autochtones pour le bonheur des actionnaires des multinationales avec la bénédiction du Pdt Alassane Ouattara et de sa généreuse femme, Dominique.

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"En certains endroits, cette insécurité foncière alimente des conflits épidermiques qui ont fini par se transformer en guerre ouverte. Le drame que vivent les populations de la Côte d'Ivoire depuis 2002 procède de l'incohérence de son droit foncier. Dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, l'extermination des populations autochtones n'est pas un conflit ethnique, comme le laissent entendre toutes les opinions du reste, toujours manipulés, quand il s'agit d'expliquer les crises en Afrique. L'argument ethnique avancé pour justifier le pogrome des populations de l'ouest ivoirien ne tient pas à la rigueur de l'analyse. Le conflit à l'ouest est un conflit économique nourri par une défaillance du droit foncier ivoirien…

Cette notion de mise en valeur va infester les rapports sociologiques entre les autochtones, les halogènes et les personnes d'origine étrangère qui se partagent cet espace. Il se développe une politique de stigmatisation pernicieuse et dangereuse contre les populations autochtones qui sont qualifiés de paresseuses. Leur paresse les rendrait incapable de mettre en valeur leurs terres. Il faut donc qu'elles soient privées de leurs droits essentiels au profit des personnes dites courageuses. Cette présentation manichéenne de la situation à l'ouest de la Côte d'Ivoire reste la pierre d'angle sur laquelle s'opère la conquête de cette région. Jeter l'anathème sur une partie importante de la population nationale, pour lui nier son droit de propriété est une entreprise à la fois indécente et dangereuse pour la cohésion sociale. De nombreuses populations vont se déplacer vers l'ouest et certaines, bénéficiant de l'appui secret de l'État, vont se lancer dans la culture du cacao avec des moyens plus importants que les autochtones. Le migrants qui est arrivé dans l'ouest de la Côte d'Ivoire se rend compte qu'il peut, grâce au flou juridique et sémantique devenir propriétaire…

L'affaiblissement de la classe possédant des terres, au profit de la classe ouvrière permet une redistribution de la forêt non encore exploitée à des petits exploitants non autochtones. Un double objectif est atteint. Primo, les concepteurs de cette politique espèrent une augmentation de la production dont la conséquence logique reste une maîtrise des cours à l'international. Secundo, ces petits exploitants sans droits réels sont plus influençables…

Source : Côte d'Ivoire, l'audace de la rupture

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