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18/12/2012

Arrêtez de mettre les délits sur les gens… Bientôt vous allez dire que j'ai tué un Russe!

En 2009, DJ Arafat sortit un titre dans lequel il dit : "Arrêtez de mettre les délits sur les gens… Bientôt vous allez dire que j'ai tué un Russe…" (Russe  = ressortissant du Nord)

En 2005, avant de devenir Premier Ministre de Gbagbo (!), Soro sortit un livre de propagande pour manipuler les imbéciles dans lequel il ne cite jamais Dominique Ouattara, fait croire qu'il est distant avec Alassana Dramane Ouattara et y dit qu'il n'a pas pris les armes pour s'enrichir mais par altruisme pour les étrangers qui seraient tous persécutés en Côte d'Ivoire :

Page 9 : "Aujourd'hui en Côte d'Ivoire, un génocide menace, analogue à celui qu'a connu le Rwanda. M. Laurent Gbagbo, l'actuel chef de l'État de la Côte d'Ivoire, à une responsabilité majeure dans la catastrophe qui se prépare." [Maria Malagardis, viens vite tomber dans le panneau et dire dans Libération que Simone Gabgbo a des tresses en nerfs d'enfant Béninois!]

Page 15 : "Des milices tribales sont constituées, armées et entraînées. D'importantes manifestations sont organisées par les partisans de Gbagbo."

Page 16 : "J'ai pour ma part décidé de prendre les armes contre le régime raciste de Laurent Gbagbo."

Page 17 : "Les élections de 2000 n'ont pas été légitimement remportée par Laurent Gbagbo."

Page 54 : "Quant à M. Gbagbo, son dérapage vers l'opportunisme et la xénophobie ne date pas d'hier."

Page 57 : "Il m'était insupportable d'entendre Blé Goudé mêler à son engagement au FPI un discours raciste de promotion de son ethnie, les Bétés, en se montrant très agressif envers les gens du Nord."

Page 58 : "C'est vrai qu'à une époque je me suis rapproché du RDR de M. Ouattara. Le RDR est un parti libéral, alors que mon attachement à la gauche est bien connu."

Page 61 : "Les FANCI sont dirigées par les proches de Gbagbo : tous les postes stratégiques sont tenus par les gens de son ethnie… Notre armée obéit à une logique différente. Elle se veut le creusets de l'unité nationale. L'appartenance ethnique ne constitue nullement un critère de promotion, ni de handicap."

Page 68 : "Gbagbo a fini par créer une armée tribale… tribalisme, ethniciste : voilà ce que Laurent Gbagbo a fait de l'armée ivoirienne."

Page 71 : "Arrivée au pouvoir par un coup d'Etat, le FPI était prêt à conserver le pouvoir par tous les moyens, y compris les armes. Toutes les formes d'expression démocratique été pénalisé par ceux-là mêmes qui, hier dans l'opposition, vanter les mérites de la démocratie. Dépourvus d'une légitimité politique suffisante, ils utiliseront le mensonge, la calomnie et la terreur pour réduire au silence toute forme d'opposition. Toutes les manifestations, marche et sit-in, était déclaré tentative de déstabilisation, ou plus banalement coup d'état."

Page 72 : "Vivre en Côte d'Ivoire était devenu très dangereux pour ceux qui n'était pas d'accord avec le régime. Voilà comment l'exil s'est peu à peu imposé à de nombreux Ivoiriens épris de justice."

Page 79 : "Arrivée au pouvoir en procédant à une épuration ethnique, Gbagbo poursuivrait sa logique meurtrière."

Page 90 : "Bien entendu, ayant depuis longtemps demandé l'embargo sur les armes que l'ONU a décrété en novembre 2004, nous le respecterons entièrement."

Page 94 : "Face a un régime raciste et assassin, nous estimions qu'il n'y avait pas d'autre voie que de déclarer l'insurrection."

Page 105 : "Certains nous ont accusé des cambriolages des succursales de la banque centrale des états de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Bouaké ou à Korhogo. Aucune enquête n'a jusqu'à présent état de l'identité des auteurs des différents cambriolages."

Page 112 : "Au sein de la liste, toujours secrète, des personnalités ivoiriennes accusé de crimes graves par la commission d'enquête de l'ONU en janvier 2005, la presse a aussi citer le nom de Simone Gbagbo, présidente du groupe parlementaire du FPI et égérie des jeunes patriotes. A mon sens, son mari lui-même devra répondre de ses actes. Dès à présent, il devrait lui-même figurer sur la liste."

Page 139 : "Je fais aussi savoir qu'il faut mettre un coup d'arrêt à la propagation par les médias d'État eux-mêmes d'une xénophobie tous les jours plus haineuses."

Page 144 : "Aujourd'hui, cet homme [Gbagbo] au cynisme exacerbé et aux méthodes inqualifiables a perdu toute dignité."

Page 152 : "Pour un retour de la paix dans mon pays, toutes les lois encourageant la xénophobie comme système de gouvernement doivent être abrogées."

Page 153 : "C'est seulement une armée ainsi restructurer qui peut combattre la xénophobie ambiante."

Page 155 : "M. Laurent Gbagbo n'a aucune chance de remporter un scrutin ouvert et transparent."

Page 176 : "Je suis conscient que le couple Gbagbo me voue aujourd'hui une haine terrible… j'ai échappé à plusieurs attentats, à Abidjan."

Crier au loup "tueur de Russe", une technique qui court toujours pour les gangsters au pouvoir : www.koaci.com/index.php?k=main&koaci=actualite_info&a...

17/12/2012

Philippe Rémond, l'épine dans le pied de la propagande de Soro

Soro explique que Laurent Gbagbo part à la chasse aux blancs… page 118 :

Laurent Gbagbo a bien senti le chantage qu'il pouvait exercer en prenant en otage les dizaines de milliers d'expatriés européens vivant à Abidjan et dans le reste du pays… C'est dans cette logique qu'il faut comprendre leur épouvantable slogan «à chaque ivoirien son français»… Les ressortissants français sont attaqués à des barrages, la «chasse aux blancs commencent». Laurent Gbagbo condamne plus ou moins mollement ses actes dans la journée, avant de passer la nuit à les encourager… C'est ainsi qu'un soldat français sera mortellement blessé en juin 2004 par des forces ivoiriennes, à Yamoussoukro, dans la zone sous contrôle des forces de Gbagbo.

A Yamoussoukro? Tiens, ça me rappelle une autre histoire… Philippe Répond!

Soro cherche qui a tué Thomas Sankara puis s'honore de son amitié avec Blaise Compaoré…

Extrait d'un livre épouvantable qui aurait été écrit par Soro en 2005

Page 33 :

Ma vie a tranquillement suivi son cours jusqu'en troisième l'obtention du BEPC. Cela ne m'a pas empêché d'être très jeune remarqué pour mon culot. Je me souviens notamment de la visite au petit séminaire du Général Ouassénan Koné, chrétien natif de  Katiola, juste après la mort de Thomas en 1987. Le général qui était à l'époque membre du gouvernement, a donné des conseils aux petits séminaristes. J'ai levé le doigt pour prendre la parole : «Monsieur qui a tué Thomas Sankara?» lui ai-je demandé. Puis j'ai poursuivi :«Jeune Afrique a été interdit et il se murmure que le président Félix Houphouët-Boigny serait mêlé à cette tragédie.»

 

Puis page 88 :

Le Burkina Faso est fréquemment cité comme un pays qui, d'une façon ou d'une autre, aurait partie liée avec nous… Laurent Gbagbo était bien placé pour analyser le risque, lui qui, par le passé, avait tenté d'impliquer Blaise Compaoré dans la déstabilisation de la Côte d'Ivoire, avant de s'attirer en 1997[?] une réplique cinglante du président burkinabé, certains que «si la Côte d'Ivoire tousse, c'est le Burkina qui s'enrhume». Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré est un ainé, un grand frère, un homme doté de qualités exceptionnelles…Je m'honore de l'amitié qui m'a accordé… Je le dis clairement.Ni le Burkina Faso ni aucun autre pays ne nous a jamais procuré d'armes.

Les propos de Soro sont contredits par Georges Peillon : "L’implication des pays voisins dans l’affaire de la Côte d’Ivoire, c’est une réalité. L’implication du Burkina Faso et en même temps les conseillers militaires qu’il y avait au Burkina Faso, ça a joué un rôle."

16/12/2012

L’imagination noire sur blanc de Soro sur le massacre des familles des gendarmes à Bouaké en 2002…

Soro écrit en 2005 dans un livre de propagande à destination des imbéciles (page 108) :

Il a d'abord été question de gendarmes abattus en octobre 2002 à Bouaké. Même si à l'époque des faits, je ne m'étais pas encore échappé d'Abidjan, j'affirme nettement que la relation des faits est inexacte. En réalité, certains gendarmes se sont rendus dès notre arrivée. Bien loin de les exécuter expéditivement, nous les avons présentés publiquement à la presse internationale. Certains ont été libérés tout de suite, d'autres ont rejoint nos rangs. Un troisième groupe, en revanche, a réussi malgré nos gardes à s'emparer d'armes pour reprendre le combat au moment où nos positions étaient attaqués par le sud. C'est parmi ceux-là qu'il faut déplorer des victimes.

Voici l'article d'Amnesty International : http://www.amnesty.org/fr/library/asset/AFR31/007/2003/fr...

À Bouaké, le 6 octobre 2002, une soixantaine de gendarmes accompagnés d’une cinquantaine de leurs enfants… ont été arrêtés dans leur caserne par des éléments armés du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI)… «2 hommes sont entrés, un Dozo et un autre en tenue militaire. Ils sont restés sur le seuil de la porte d’entrée et nous ont lancé des menaces agressives. Puis soudain, contre toute attente, le Dozo a envoyé une rafale de kalashnikov touchant tous ceux qui étaient devant lui. Certains détenus étaient assis, d’autres couchés par terre, beaucoup ont été touchés. J’ai pu en réchapper parce que j’étais adossé au robinet qui se trouve près des WC, dans le coin gauche de la prison, j’étais donc hors de portée destirs. Puis ils ont fermé la porte et sont repartis.» Les détenus ont alors compris que ces hommes en armes allaient revenir et chacun a tenté de trouver désespérément une cachette, dans ce petit espace clos. Une demi-heure plus tard, un deuxième groupe d’hommes armés a ouvert la porte de la prison. L’un des survivants a raconté à Amnesty International : «Je me suis caché dans une des cellules du fond, d’autres plus agiles sont montés sous la toiture. Une demi-heure plus tard, des hommes armés sont entrés et ont continué à tirer de manière aveugle sur nous. J’ai entendu des enfants qui criaient : “Nous ne sommes pas gendarmes, ne nous tuez pas !”» Vers 22 heures, un troisième groupe est entré et l’un des hommes a crié: «Tuez-les tous». Alors l’un des membres du groupe est entré dans l’enceinte de la prison en enjambant les corps des personnes tuées et blessées qui gisaient dans la cour. Un témoin a raconté à Amnesty International l’arrivée de cet homme en armes près de lui : «J’étais caché dans la cellule de gauche et le mur nous protégeait des tirs mais l’un des “mutins” s’est approché de nous et a jeté un coup d’œil dans notre cellule en disant : “Putain, ils sont encore beaucoup ici”. Il a arrosé la chambre de balles, puis il a pris un autre chargeur et a tiré sans distinction. Quand il est parti, je me suis grimé de sang et je me suis caché sous un cadavre pour me protéger.»